Zéro déchet domestique: mais par où commencer?

par Prana

Chez Tara Smith-Arnsdorf, quand ils ont commencé à éliminer les ordures ménagères, le plus dur a été les échanges de cadeaux. « C’est le mari de Tara qui trouvait ça difficile », explique Katelin Leblond, la coblogueuse de Tara, sur le site zero-waste website PAREdown, à Victoria en C.-B. « Le son du papier qu’on déchire en ouvrant un cadeau, c’est ce qui lui manquait. Mais au fond, pour les enfants, ça n’a rien de nostalgique. Ce qu’ils n'ont jamais connu ne leur manque pas. »

Tara et Katelin ont lancé PAREdown en 2014, après une année passée à zéro gaspillage. À zéro déchet. Pas de plastique à zero wasteusage unique. Rien (ou à peu près) qui finit au site d’enfouissement. « Et pour les cadeaux, nous avons remplacé le papier d’emballage, qui va à la poubelle, par des sacs réversibles conçus par un ami, explique Katelin. D’un côté, le dessin est conçu pour Noël et de l’autre, pour un anniversaire. Quand on offre un cadeau, c’est pratique. »

Avec des solutions créatives—comme d’utiliser des pailles de bambou ou d’aller au resto avec ses contenants pour les restants—on réinvente un mode de vie à zéro déchet. « On peut tous faire des petits pas à notre mesure, ajoute Tara, et modifier notre style de vie pour réduire notre empreinte écologique. »

Le blogue Zero Waste est une source d’inspiration pour ceux qui veulent prolonger le cycle de vie de leurs ressources et faire le choix éthique et économique de réduire leur empreinte écologique. Lauren Singer, une New-Yorkaise de la génération Y, dirige Trash Is For Tossers (jeter c’est gaspiller). Son site illustre à quel point il est simple de réduire ses déchets dans un centre urbain.

« Quand on vit dans une grande ville, on a des choix », explique-t-elle. « On a accès à une foule d’infrastructures de transport. On a une foule de marchés fermiers. Il y a des restaurants partout. Et d’innombrables magasins ‘vintage’. C’est fou d’avoir tout ça à portée de la main. »

Lauren a compris comment vivre à zéro déchet en étudiant la science de l’environnement, à l’Université de New York. Passionnée de l’environnement et de tout ce qui est vert, elle ne voyait pas comment intégrer cette passion à son quotidien. « Il manquait un lien entre ma façon de vivre et mes convictions profondes. » Pour Marie Richer, de PRANA, c'est un peu la même chose: « On passe beaucoup de temps à réfléchir aux emballages, et c’est un point sur lequel on a longuement réfléchi, ici, chez PRANA. »

Lauren a commencé par réduire ses déchets de plastique. Puis elle s’est mise à réutiliser et à recycler davantage. Aujourd’hui, ses déchets des quatre dernières années tiennent dans un pot Mason. Principalement du plastique que l’État de NY ne recycle pas: étiquettes de fruits et de vêtements, pansements adhésifs, pellicule plastique. 

Katelin Lelond, de PAREDown, avait le même désir d'intégrer son souci de l’environnement à son quotidien : « On se sent souvent dépassé par la question environnementale et on se demande ce qu’on peut faire sur le plan individuel. J’y ai beaucoup réfléchi. J’étais découragée par la quantité de plastique que je mettais au recyclage. Et dans la rue, je voyais des centaines de bacs de recyclage remplis des mêmes emballages de plastique à usage unique. »

Katelin s’est laissée inspirer par Bea Johnson, fondatrice de Zero Waste Home (maison zéro déchet) et auteure de Zero Waste Home: The Ultimate Guide to Simplifying Your Life by Reducing Your Waste (guide de réduction des déchets).Bea Johnson—la leadeur du mouvement zéro déchet, selon Katelin—joue un rôle central dans la réduction du gaspillage domestique.

zero waste

Les blogues comme PAREDown et Trash is For Tossers sont une généreuse source d’inspiration et d’information. Ils proposent des idées à zéro déchet, comme le savon en vrac au lieu des produits de douche préemballés, ou la cafetière à piston au lieu de celle à capsules, ce qui permet de commencer à réduire votre quantité de déchets et votre train de vie du même coup. « Vous lancez des idées, puis tout le monde comprend ce qu’il peut faire », explique Katelin.

Les « zéro-déchetistes » purs et durs admettent qu’ils n’attirent pas les foules : ils savent qu'il est très difficile de réduire ses déchets à zéro. Mais leurs sites web visent le même objectif : démontrer qu’il est assez simple de radicalement réduire ses déchets domestiques et de vivre selon ses principes et passions. Pour Tara, « L’idée de vivre ‘haut et fort’, avec notre site web, en accordant des entrevues et en prenant parole, c’est de montrer au monde que c’est possible! On peut tous faire des petits pas, à notre mesure, et modifier notre style de vie pour réduire notre empreinte écologique. »

Pour Lauren Singer, de Trash is For Tossers, il y a les brosses à dents en bambou et les sacs réutilisables, mais le vrai changement se passe avant tout dans la tête: « La première chose qu’il faut c’est le bon état d’esprit et la ferme volonté de vous changer vous-même ». 

« Le meilleur moment pour commencer c’est maintenant. Le meilleur point de départ c’est autour de vous. »

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