PRANA et la sagesse du corps

La sagesse du corps : pierre d’assise de la vraie santé

Comment peut-on arriver simplement à être en santé, une fois pour toutes? Il semble que pour être en santé et en forme, rien ne vaille le yoga, le végétalisme et la méditation. Mais alors, que faire si la sous-culture de la santé holistique urbaine ne nous dit rien? On ne se le cachera pas : le yoga occidental est intense pour les gens qui ne sont pas très actifs. Certains peuvent se sentir intimidés par la natation ou le CrossFit. Et que dire de tout ce qu’on entend à propos des régimes végétalien, crudivore, paléo ou sans gluten? Être en santé, c’est un engagement, il n’y a pas de doute. Mais envers quoi? À mon avis, la santé commence par une intention très simple, comme connaître son corps, puisque sagesse du corps peut se traduire par amour de soi.

Nos caractéristiques physiques, portrait de notre histoire familiale

La sagesse du corps commence par la satisfaction d’être comme on est. Il est temps d’accepter vos traits, pour le meilleur et pour le pire. Plutôt que de les comparer à ceux des acteurs, des mannequins ou des danseurs qu’on voit dans les vidéoclips, observez vos racines familiales. Dans mon cas, je n’ai jamais trop aimé le profil de mon visage; j’enviais ceux qui avaient une mâchoire bien découpée et un visage photogénique. Mais en observant le visage de ma grand-mère paternelle et de mon père, j’y ai reconnu les mêmes traits délicats. 

À vrai dire, le corps parfait, c’est le vôtre; c’est le mien; c’est celui des hommes et des femmes qu’on rencontre dans l’autobus ou en marchant dans la rue. Nos gènes portent l’histoire de nos ancêtres. Quand on associe nos propres caractéristiques physiques à celles de nos proches ou des membres de notre famille d’une autre époque, non seulement entretient-on un sentiment d’identité sociale et d’acceptation de soi, mais on se rappelle également qu’on fait partie d’un clan qui a son histoire unique, qui définit notre psyché et notre physionomie collective. 

Nos besoins doivent être compris

Vous avez des envies de croustilles, de porc effiloché, de pâtisseries? Si vous écoutez votre corps, vous verrez qu’il a aussi envie de ce dont il a besoin. Comme quand vous ressentez le besoin de recevoir un câlin. Ou d’écouter le silence. Ou de voir le soleil. L’autre jour, j’ai acheté du jus de carottes à l’épicerie. Quand j’ai dit à mon copain que mon corps avait envie de bêta-carotène, il a éclaté de rire. Mais c’est ainsi que le corps fonctionne. 

Le corps a cette aptitude à associer des aliments précis aux nutriments qu’ils contiennent. Pour le corps, une banane n’est pas une banane, mais une source de potassium; le jus d’açaï est une source d’antioxydants, et ainsi de suite. Si vous avez envie d’aliments vides chaque jour, ou si vous mangez trop ou pas assez de ce dont vous avez réellement besoin, il se peut fort bien que vous vous trouviez dans un cercle vicieux. Mais vous pouvez vous en sortir. 

La science des anciens s’applique aux humains modernes 

À mon avis, les Occidentaux pourraient tirer profit, dans leur approche de la santé et de la forme, d’un type de médecine traditionnelle indienne qu’on appelle ayurveda, un mot qui signifie connaissance de la vie en sanskrit. Selon la médecine ayurvédique, les humains sont constitués de trois doshas, soit des types d’énergies de base qui déterminent les prédispositions de chacun. Un praticien de l’ayurveda peut déterminer votre type corporel selon des caractéristiques telles que la texture et la couleur de vos cheveux, de vos yeux et de votre peau, la façon dont votre corps extériorise le stress, votre odeur naturelle et vos tendances digestives. Nous sommes tous constitués de trois doshas, mais notre dosha dominant détermine les aliments qui conviennent le mieux à notre corps. 

Ce qui est intéressant à propos de la médecine ayurvédique, c’est que nous sommes gouvernés par ses principes, que nous en soyons conscients ou non. Avant même de connaître l’existence de l’ayurveda, j’avais toujours beaucoup aimé les fines herbes fraîches, comme le basilic et la coriandre, ainsi que les légumes, comme le fenouil et le céleri, et j’ai appris plus tard que selon l’ayurveda, ces aliments sont parmi les plus favorables à l’équilibre pour mon type corporel ‒ intéressant, n’est-ce pas! C’est là qu’on se rend compte que le corps a une sagesse étonnante, au-delà de ce qui est perceptible. Alors, la prochaine fois que vous aurez envie d’un aliment précis, essayez de voir ce que votre corps vous demande vraiment. Par exemple, si vous avez toujours envie de sucre, peut-être votre corps vous demande-t-il plus de légumes vert foncé ou d’eau, tout simplement. 

Manger, dormir, puis bouger

On pense généralement, à tort, que les gens qui s’entraînent sont en meilleure santé. En réalité, une personne peut s’entraîner régulièrement, mais manquer de sommeil et mal s’alimenter. Il est important d’avoir des priorités lorsqu’on considère la santé de façon globale. Bien manger et bien dormir sont de bons points de départ, puisqu’une bonne santé passe obligatoirement par une saine alimentation et un sommeil adéquat. Bien sûr, faire de l’exercice, laisser votre créativité s’exprimer, prendre soin de votre famille, avoir une carrière satisfaisante et profiter d’une vie sociale épanouie sont autant de facteurs qui peuvent améliorer votre expérience sur terre. Mais si vous avez un horaire surchargé et que vous n’avez pas le temps de penser à la façon dont votre alimentation influe sur vous au niveau moléculaire, vous risquez d'épuiser votre système immunitaire et de perdre votre joie de vivre. 

En mangeant des aliments nutritifs faciles à digérer et en dormant suffisamment, vous gardez votre système immunitaire fort et maintenez votre niveau d’énergie. Pour tirer parti de la sagesse de votre corps, soyez simplement à l’écoute de vos besoins en alimentation et en sommeil, puis vous pourrez améliorer votre santé encore davantage par la pratique d’une activité physique. 

Trois façons de cultiver la sagesse du corps 

Ne vous en faites pas trop à propos de ce qu’on dit être bon ou moins bon pour le corps. Concentrez-vous plutôt sur la réaction de votre corps à certains aliments et à certaines situations de la vie; ainsi, vous vous connaîtrez mieux et comprendrez ce que votre corps essaie de vous dire. Pour cultiver la sagesse du corps :

• apprenez à vous accepter comme vous êtes; Partager sur Twitter! 

• soyez à l’écoute de vos envies alimentaires et voyez-les comme des indicateurs de votre état physique et mental;

• accordez la priorité aux aliments faciles à digérer, au repos de l’esprit et au sommeil.

Cultiver la sagesse du corps, c’est observer patiemment pour comprendre. Oubliez ce que les autres font pour être en santé et en forme; commencez par aimer le corps que vous avez.

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