Jardinage urbain 101 : comment planifier le jardin parfait

par Amie Watson

Vous êtes déterminé à voir votre pouce virer au vert cette année? Soyez sans crainte, car comme ma mère le disait si bien : « N’importe quel idiot peut y arriver ». En l’occurrence, l’idiot est une idiote et l’idiote, c’est moi! Mais vous savez quoi? J’y suis arrivée, ce qui veut dire que vous aussi, vous pouvez cultiver des tomates patrimoniales, des melons de Montréal et des fines herbes à la pelle, littéralement!

La première étape consiste à définir le type de jardin que vous voulez et à trouver les graines qui pousseront selon le type de jardin choisi. Vous désirez faire pousser quelques herbes sur balcon? Vous pensez opter pour des jardinières auto-irrigantes? Vous voyez grand et vous souhaitez avoir un jardin immense dans votre cour arrière ainsi qu’un étang à carpes? Poursuivez votre lecture et vous trouverez une foule de conseils utiles!

1. Où planter

Potager

Jardinières auto-irrigantes

Ces petites merveilles tolèrent bien les graines les plus gourmandes qui ne font qu’une bouchée des nutriments présents dans le sol comme les graines de tomates, de poivrons et de courges. De plus, vous pouvez ajouter des plantes compagnes (voir ci-dessous) comme le basilic. Les jardinières auto-irrigantes comportent tout simplement un réservoir d’eau qui se trouve au fond du contenant. Comme les racines y baignent et peuvent absorber l’eau qui s’y trouve, il suffit d’arroser le contenu de la jardinière une fois par semaine ou aux deux semaines, selon la température.

Où en trouver : Fabriquez vos propres jardinières auto-irrigantes en suivant les instructions de ce site ou achetez des jardinières préfabriquées. Recherchez des organismes locaux qui offrent des ateliers ou qui vendent des jardinières à prix d’ami pour soutenir la souveraineté alimentaire.

Jardinières pour terrasse

Vous voyez ce persil qui déborde au-delà du garde-corps de l’appartement du 2étage? Vous pouvez vous procurer ce type de jardinière avec ou sans semis. Accrochez-les à votre balcon ou fixez-les à l’endroit ensoleillé de votre choix en vous assurant qu’elles ne peuvent être emportées par le vent. Ensuite, arrosez au besoin, soit lorsque le terreau est sec au toucher.

Où en trouver : Dans les marchés ou dans toute bonne jardinerie. Si vous optez pour une jardinière qui contient déjà des plants, vérifiez si ces derniers proviennent de semences biologiques. Et pour ceux qui s’inquiètent de l’arrosage, il existe même des jardinières de fenêtre auto-irrigantes.

Jardinières

Pratiquement tout peut servir de jardinière, de la poubelle au bac de rangement. Évidemment, si ces jardinières de base ne sont pas aussi pratiques que celles auto-irrigantes, car elles ne comportent pas de réservoir d’eau à partir duquel les plants peuvent se nourrir, elles sont néanmoins des plus faciles à installer!

Où en trouver : Dans les marchés et les jardineries. En voici des modèles recherchés et d’autres, disons… plus simples que vous pouvez fabriquer vous-mêmes (une passoire, des bottes de pluie, un vieux pneu, tout peut devenir une jardinière!).

Potagers

Si vous optez pour un véritable potager, vous aurez un peu plus de pain sur la planche. Tout d’abord, vous devez analyser votre sol pour vous assurer qu’il n’est pas contaminé (source américaine ou source canadienne). Ensuite, vous devez creuser votre potager, puis le remplir de compost et de terre à jardin selon les nutriments qui manquent au sol d’origine. Il est possible que vous deviez protéger votre potager des animaux en installant une clôture ou une bordure surélevée. Un potager constitue un investissement, mais cet investissement peut vous rapporter gros, car c’est le monde du jardinage qui s’ouvre à vous! Avec un espace baigné par les rayons du soleil, vous pouvez cultiver pratiquement n’importe quoi, y compris les grains, la papaye, le chou-fleur, le brocoli, le chou, les légumes racines, le kaki, le minikiwi, de même que les arbres à fruits et à noix.

Jardins communautaires et jardins collectifs

Rangez vos pelles, nous n’aurez pas à creuser votre potager à la sueur de votre front! Avec un peu de chance, il ne vous restera qu’à ajouter quelques sacs de compost et de terre pour ajouter des nutriments, puis vous avez le champ libre de planter ce qui vous chante! Gardez en tête, toutefois, que certaines plantes sont interdites. Par exemple, dans ma parcelle, je n’ai pas le droit de planter des courges, de l’amarante ou des tournesols, car leurs graines aussi abondantes qu’indésirables se répandront dans les parcelles voisines. Et si je choisis des plantes de la famille de la menthe, je devrai arracher des racines tenaces et curieuses qui dérobent les précieux nutriments et l’eau à mes autres végétaux.

Il existe une différence entre le jardin communautaire et le jardin collectif. Dans un jardin communautaire, vous avez votre propre parcelle alors que dans un jardin collectif, il n’y a qu’une grande parcelle où plusieurs jardiniers se partagent les tâches, mais aussi les récoltes. Généralement, les tâches sont attribuées par équipes, donc il s’agit d’une solution parfaite pour les débutants qui veulent apprendre à jardiner. 

Où en trouver : Communiquez avec votre municipalité ou avec vos organismes communautaires locaux pour être inscrits sur une liste d’attente.

2. Quoi planter ?

Les gens se vexent facilement quand il est question des fameuses zones de rusticité. Si vous n’êtes pas du genre à éclater en sanglots en apprenant qu’il vous sera impossible de faire pousser des pêches sur le balcon de votre appartement de Winnipeg, alors vous et votre jardin devriez vivre en harmonie. Il vous suffit de choisir un endroit :

  1. Suffisamment ensoleillé - Pour faire pousser des tomates, des courges ou des poivrons, vos plants doivent avoir 8 heures d’ensoleillement direct, mais ce nombre est moins élevé si vous cultivez des légumes verts comme la bette à carde, la roquette ou les laitues - voici un site pratique pour ce qui se cultive à l'ombre. Pour plus de conseils, consultez ce site.
  1. Facile d’accès – Si vous devez grimper dans une échelle au péril de votre vie simplement pour arroser votre plant de kiwi arctique, j’ai l’impression qu’il ne vivra pas longtemps. Pour en apprendre davantage au sujet du kiwi arctique et sur d’autres fruits intéressants qui poussent dans les Prairies et les climats plus froids, consultez le site Alberta Home Gardening.

Et si vous tenez vraiment à faire pousser des pêches chez vous, voici une carte des zones de rusticités du Canada. Elle vous indiquera où déménager pour réaliser votre rêve… En déterminant la zone de rusticité de votre région et en la comparant avec la rusticité de la plante que vous souhaitez cultiver, vous saurez si votre projet est réaliste ou voué à l’échec. Par exemple, le pêcher peut survivre toute l’année dans les zones 4 à 8, mais atteint son plein potentiel dans les zones 6 et 7 qui sont plus chaudes. Ces zones plus chaudes bénéficient également d’une saison de croissance plus longue que les autres zones. Or, les fruits et les légumes dont le murissement est long ont réellement besoin de ces quelques semaines supplémentaires de chaleur pour pouvoir arriver à pleine maturité. Cependant, n’allez pas croire que vous ne pouvez pas cultiver de pois de senteur, par exemple. Simplement, choisissez vos variétés de végétaux avec soins, car certaines résistent mieux à la chaleur et d’autres, au froid. Voici un guide indiquant quelles plantes poussent dans chacune des zones de rusticité.

Semences précieuses

Betteraves et radis

Les graines patrimoniales ou traditionnelles ne contiennent pas d’OGM et préservent la diversité génétique (EcoWatch donne d’ailleurs d’autres excellentes raisons de cultiver ces graines traditionnelles). Ainsi, si une maladie s’attaquait aux bananes, par exemple, et qu’il n’existait qu’une seule variété de ce fruit, nous aurions un gros problème! Mais cela ne peut pas arriver… du moins, pas à deux reprises… Voilà pourquoi vous devriez opter pour les tomates, les haricots, les melons, les poivrons et les pois aux noms les plus loufoques possible! Vous trouverez des semences incroyables auprès d’organismes comme La Co-op Tournesol. Avez-vous déjà entendu parler du melon d’eau Sweet Dakota Rose, des piments forts Carrot Bomb, des amandes de terre ou du melon Kiwano? Non? Et bien maintenant si!

Végétaux les plus courants

Les tomates, les courgettes, la roquette, le basilic, l’oseille, le persil, les épinards, la coriandre et les poivrons figurent parmi les végétaux les plus populaires. En outre, la plupart des variétés de pois et de haricots nécessitent un treillis ou tout autre élément sur lequel grimper. Si vous possédez un grand nombre de tuteurs, vous en aurez d’ailleurs besoin pour vos tomates, ils peuvent faire l’affaire. Mais n’oubliez pas que ce n’est pas parce que vous avez un potager que vous ne pouvez pas y faire pousser des fleurs. Justement, certaines d’entre elles repoussent les organismes indésirables et attirent les pollinisateurs.

Compagnonnage

Choisissez des semences qui vont bien ensemble, comme les tomates et le basilic ou les carottes et la ciboulette. Elles repousseront même les organismes indésirables et enrichiront le sol. Cliquez ici pour consulter un diagramme des plantes compagnes.

Astuces

  1. Si vous êtes un jardinier paresseux (ou prévoyez l’être), choisissez des plantes vivaces plutôt que des annuelles. L’oseille citronnée, les framboises et la rhubarbe repoussent année après année et nécessitent bien peu de travail.
  2. Toutes les plantes de la famille de la menthe vont envahir votre jardin. Cultivez-les en pots! De cette façon, leurs racines n’iront pas étouffer vos magnifiques courgettes.
  3. Si vous manquez de place ou si votre jardin est peu profond, évitez les légumes racines. Optez pour des légumes verts et des fines herbes qui poussent en abondance et qui peuvent être plantés en rangs serrés.

 

Bon jardinage!

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Amie Watson
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Amie Watson

Amie est une agile bloggeuse doublée d’une fine bouche. Elle adore écrire des recettes et des critiques de restaurants pour son blogue, Multiculturiosity et être animatrice sur MAtv. Elle travaille aussi avec enRoute, Ricardo, Menu International et Fine Dining Lovers. Elle adore tout ce qui est local, bio, sans gluten, cru, sans lactose et délicieux (Céléri-rave? Peut-être pas).

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